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Succubus Blues

Richelle Mead

2007

Bit-Lit

 

Synopsis : Dure dure, la vie d'un succube ! Dotée d'un charme sans pareil et de passions mortelles, Georgina Kincaid fait partie de ces êtres immortels qui ont besoin d'absorber l'énergie et l'âme de leurs partenaires sexuels pour survivre. Loin d'aimer être ce qu'elle est devenue il y a bien longtemps, la jeune fille, plus si jeune maintenant,tente de résister à ses pulsions démoniaques. C'est sans compter cette aura incontrôlable qui attire les autres, ses passions impulsives et ces hommes, tous autant irrésistibles, qui font leur apparition dans sa vie. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer de mener une vie normale en tant que libraire ! Seulement voilà, une problème plus grave encore surgit : un meurtre. Mais pas n'importe lequel. Comment un vampire, sencé être immortel, peut-il rendre l'âme avec un pieu dans le coeur ? C'est ce que va tenter de découvrir Georgie, qui malgré l'ordre de son supérieur de ne pas se mêler de ce qui ne la regarde pas, va plonger son nez dans une histoire qui l'entrainera dans de sacrés pétrins !

 

Ce que j'en pense : D'abord, mon temps de lecture se résume à une journée. Il y a en tout 500 pages et je les ai dévorées en une journée, en comptant les pauses repas et quelques temps sur Internet. Je n'ai pas pu déccrocher de ce roman qui allie histoire romantique sans pourtant tomber dans la mièvrerie, enquête policière sans les policiers ennuyants à mourir, fantasy plutôt réaliste sans super-pouvoirs-de-la-mort-qui-tue et, quand même, sensuelle sans scène pornographique. J'ai apprécié la première personne, même si d'habitude je ne suis pas trop fan. J'ai aussi aimé le ton familier et l'impression que le narrateur, Georgie, s'adresse au lecteur. On se sent concerné par l'histoire, c'est un très bon point ! 

L'écriture est légère, sans mots compliqués ayant recours au dictionnaire. L'intrigue est bien menée, laissant du suspense et des surprises arrivent même à la fin du récit. On s'attache aux personnages, notamment au personnage principal sur lequel on apprend toujours plus tout au long du roman. J'ai eu un peu de mal avec les flash-back sans préambule, incorporés dans le texte sans parfois même changer de paragraphe. Ca déroute un peu. Les passages sont rarement longs, les descriptions sont courtes mais suffisantes, on ne se perd pas dans le détail et on ne s'ennuie pas.  

Dommage juste qu'il y ait autant de personnage, au début on s'y perd un peu entre qui est démon, qui est vampire, mais on prend vite le coup de main et on remercie ici les prénoms, qui sont faciles à retenir sans être moches. Il y en a juste quelques-uns, comme les nièces de l'écrivain, qui déboussolent mais qui ne sont pas importants. Autre chose négative mais sans grande conséquence : la couverture... Elle est certes vraiment très belle mais c'est un mensonge ! Mais bon, on lui pardonne quand même parce qu'elle roxe du tonerre ! Ah, et j'oubliais presque qu'il faut avoir un minimum de culture en terme de créatures étranges. Les fonctions et caractéristiques du succube ne sont pas très bien expliquées...


Extraits : 

"D'après les statistiques, la plupart des mortels vendent leur âme pour cinq raisons : le sexe, l'argent, le pouvoir, la vengeance et l'amour. Dans cet ordre."

"Les gens disent souvent que nous vivons une époque violente, mais ils ne savent pas de quoi il parlent. Je ne nie pas qu'on ait pu ressentir une certaine satisfaction, quelques siècles plus tôt, à voir un violeur promptement castré pour ses crimes, évitant ainsi procès interminable et libération pour "bonne conduite". Malheureusement, les adeptes de la vengeance et de la justice expéditive ont rarement le sens de la mesure. Croyez-moi, je préfère nettement la lourdeur et la bureaucratie du système judiciaire moderne."

"Le code de conduite de l'homme moderne semblait exiger de lui qu'il se donne en spectacle face à une femme - et malheureusement, la gent féminine semblait apprécié. Mais les timides méritaient qu'on leur donne leur chance et un petit flirt inoffencif en attendant la séance de signature ferait le plus grand bien à son amour-propre."

"- [...] Et quand bien même, rien ne nous empêche d'apprécier les choses du quotidien.

- Non, mais mon expérience m'a apprit que la plupart des gens nourrissent des rêves d'une vocation plus excitante. Le rêve trop fou pour songer sérieusement à le réaliser. Ou celui trop difficile, ou qui demande trop de travail. Le pompiste qui rêve de devenir une rock star. Le comptable qui regrette de ne pas avoir suivi des cours d'histoire de l'art au lieu de statistiques. Les gens remettent leurs rêves à plus tars, parce qu'ils croient que c'est impossible ou qu'ils y reviendront "un jour"."

"A cet instant, je pris conscience du pouvoir que détenaient les femmes sur les hommes. Je trouvai cela aussi surprenant que grisant. Peu importe ce que disaient les lois sur la propriété et la politique, les femmes régnaient dans la chambre à coucher. La chair et la sueur valaient tous les décrets entre les draps."

" Finallement, qu'était le bien et le mal, à part des catégories stupides ? Des catégories stupides qui restreignaientles gens, les punissaient ou les récompensaient en fonction d'actes liés à leur propre nature, nature sur laquelle ils n'avaient aucune influence."


Conseillé à : Tout d'abord, à un lecteur un minimum avertit. Il y a des scènes de sexe certes sans foule de détails et qui ne s'étend pas mais qui comporte quand même un contenu à ne pas mettre entre toutes les mains. Je dirais que l'âge minimum serait de 15 ans, même si maintenant à 14 ans... Bref. Il faut aimer les créatures fantastiques puisqu'il n'y a pas que des succubes, il y a aussi vampires, démons, anges... Mais surtout, surtout, ne vous imaginez pas quelque chose à la Twilight ! Si c'est le cas, refermez le livre vous serez déçu.